Taxonomie EU : maîtriser le screening DNSH en pratique
Garanties minimales, critères techniques, alignement : un guide opérationnel pour documenter votre éligibilité sans approximation.
Jules Youmbi
Climate Risk & ESG Analyst, Luxsustain
Le screening Do No Significant Harm (DNSH) est l'étape qui transforme l'éligibilité d'une activité en alignement réel à la Taxonomie EU. C'est aussi celle où les dossiers se fragilisent.
Comprendre la logique DNSH
Une activité contribue à un objectif environnemental sans en compromettre aucun autre. Cela suppose, pour chaque activité, de vérifier six critères couvrant climat, eau, ressources, pollution, biodiversité, et économie circulaire.
Documenter, pas affirmer
Chaque critère doit être étayé par une preuve : étude d'impact, certification, mesure terrain, politique interne. Un simple engagement de principe ne suffit pas et sera systématiquement remis en cause à l'audit.
Garanties minimales sociales
Au-delà des critères environnementaux, la Taxonomie exige le respect des principes directeurs de l'OCDE et de l'OIT. Ce volet, souvent sous-traité, mérite la même rigueur documentaire que les critères techniques.
Industrialiser le processus
Plutôt que de refaire le screening chaque année, structurez-le dans un outil partagé : matrice activité × critère × preuve, mise à jour en continu et reliée à votre bilan carbone et à votre reporting CSRD.
En résumé
Le DNSH n'est pas une formalité : c'est la colonne vertébrale de votre crédibilité Taxonomie. Bien outillé, il devient un actif réutilisable d'année en année.
Un sujet à creuser pour votre organisation ? Parlons-en. Nous partageons volontiers notre retour d'expérience.
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